Tendance et influenceurs : qui crée la tendance aujourd’hui ?

Un algorithme réajusté, et voilà tout un écosystème bouleversé. Les marques délaissent peu à peu les figures ultra-exposées pour miser sur des profils émergents, portés par des communautés plus modestes, mais d’une loyauté à toute épreuve.

Les plateformes décentralisées, en pleine expansion, rebattent les cartes et multiplient les opportunités pour des acteurs encore inconnus. La vitesse à laquelle évoluent les stratégies d’influence dépasse désormais celle des règles établies.

Qui dicte vraiment les tendances du marketing d’influence en 2025 ?

Le marketing d’influence ne ressemble plus à celui d’hier. L’époque où une poignée de célébrités imposaient leur tempo est révolue. Désormais, les marques recherchent celles et ceux capables de bâtir une relation solide, de faire passer un simple clic à une véritable conversion. Place aux micro-influenceurs et aux nano-créateurs : moins d’abonnés, mais une communauté qui répond présent à chaque publication. La stratégie devient plus fine, plus ciblée.

Instagram, TikTok, Amazon… Chaque réseau social impose son langage, ses visages, ses règles. Prenez le cas de Léna Situations : en France, elle incarne ce virage vers l’authenticité, l’échange réel, loin des discours publicitaires lisses. Les marques l’ont compris : mieux vaut miser sur la sincérité, sur l’échange, sur la puissance d’une histoire partagée plutôt que sur des chiffres bruts.

Dans cette nouvelle phase du marketing influence, tout s’hybride. Les plateformes privilégient le contenu qui sonne vrai, celui qui ressemble à une recommandation sincère plutôt qu’à une réclame. Pour les entreprises, ignorer ce phénomène revient à rater le train en marche.

Quelques tendances se dessinent nettement :

  • Des audiences qui se fragmentent en niches d’intérêts pointus
  • Des plateformes telles que TikTok qui s’imposent comme de véritables moteurs de découverte, où l’on cherche et trouve bien plus que du divertissement
  • Des marques qui n’ont plus d’autre choix que de co-construire chaque histoire avec leurs créateurs

La distinction entre influenceur et consommateur s’atténue. Le secteur se transforme en un terrain d’expérimentation, où la tendance naît d’un dialogue constant, réinventé en permanence.

Des plateformes en pleine mutation : nouveaux terrains de jeu pour les créateurs

Les réseaux sociaux redessinent leurs frontières en continu. Hier, Instagram imposait ses images sophistiquées ; aujourd’hui, TikTok renverse la donne. Avec plus de 1,2 milliard d’utilisateurs actifs chaque mois, le réseau propulse n’importe quelle vidéo au rang de phénomène viral du jour au lendemain. Les créateurs s’adaptent, jonglant entre stories, live shopping, formats ultra-courts ou contenus croisés, s’ajustant à chaque nouvelle tendance.

YouTube, loin de s’effacer, contre-attaque avec ses shorts : les séquences rapides s’ajoutent aux vidéos longues, cherchant à capter une audience toujours plus volage. Sur Instagram, les carrousels, publications partagées et vidéos verticales deviennent la norme. Les codes se réinventent au fil des mises à jour.

Pour y voir plus clair, voici comment chaque plateforme affine son identité :

  • TikTok Shop : le live shopping séduit une génération qui veut tout, tout de suite, et fusionne le divertissement à l’achat en direct.
  • Instagram : la bataille des formats s’intensifie, visuels percutants et reels viraux font la loi.
  • YouTube : long ou court, chaque contenu trouve sa place ; la plateforme continue d’offrir des opportunités de monétisation stables.

Le social media fait sa mue. TikTok s’impose chez les moins de 25 ans comme un moteur de recherche à part entière, talonnant Google d’après les récentes données publiées par Apple et Meta. S’adapter devient une nécessité : chaque publication doit coller à la mécanique de la plateforme, à l’humeur de l’audience et à son attention aussi volatile qu’exigeante.

Micro-influenceurs, IA, authenticité : les ingrédients clés des campagnes qui marquent

Les micro-influenceurs prennent désormais le relais. Moins de cent mille abonnés, souvent beaucoup moins. Pourtant, leurs communautés vibrent à chaque post. Ce que cherchent les marques désormais ? Proximité, crédibilité, confiance. Les taux d’engagement de ces profils dépassent souvent ceux des mastodontes du secteur. On ne regarde plus les grands chiffres, mais la qualité de l’échange.

Dans la masse de contenus qui défile, impossible d’ignorer l’authenticité. Les campagnes performantes misent sur le contenu généré par les utilisateurs : ici, chaque consommateur peut devenir créateur, brouillant la frontière entre public et influenceur. Le storytelling prend des airs de conversation réelle, loin de l’artifice publicitaire.

L’intelligence artificielle débarque à son tour. Les influenceurs virtuels s’invitent dans les stratégies. Les algorithmes trient, personnalisent, mesurent la valeur réelle d’une campagne en temps réel. Les marques s’autorisent des expériences inédites, comme on l’a vu chez Coca-Cola ou Glossier, qui ont fait appel à des IA pour toucher leur public différemment.

Au cœur de ces transformations, trois exigences s’imposent : transparence, diversité, inclusivité. Les audiences, désormais expertes, ne laissent rien passer. Toute fausse note se paie cash : désabonnements, commentaires cinglants, réputation écornée. Les campagnes qui marquent sont celles qui assument la complexité, qui misent sur la proximité et laissent les communautés s’emparer du récit.

Influenceur homme en intérieur tendance au café

Comment les marques et les audiences transforment ensemble l’influence digitale ?

La séparation entre marques et créateurs de contenu n’a jamais été aussi ténue. Sur les plateformes, les anciennes recettes font place à la collaboration. Les communautés ne se contentent plus de suivre : elles commentent, réinventent, dictent les nouveaux codes. Impossible pour une marque de rester spectatrice.

Le social listening s’invite dans les équipes marketing. L’enjeu : saisir les signaux faibles, comprendre les attentes, ajuster le tir en temps réel. Instagram et TikTok deviennent des observatoires de micro-tendances, qui naissent, mutent et parfois s’imposent bien au-delà du digital.

Voici comment se manifeste cette transformation collaborative :

  • Les publications partagées ont un écho bien plus large qu’un simple message descendant.
  • Les événements digitaux, lives, challenges, collaborations, rassemblent des communautés prêtes à s’engager autour d’un projet commun.
  • L’émergence de canaux de diffusion privés (groupes, chaînes) façonne de véritables cercles d’influence, fermés mais redoutablement actifs.

Des marques comme Nike, Louis Vuitton ou encore Lena Situations multiplient les expériences de co-création, à Paris et ailleurs. Les consommateurs attendent un dialogue, pas une démonstration. Le véritable enjeu se trouve dans la capacité à sentir le vent tourner, à accepter d’être modelé, voire dépassé, par l’inventivité de la communauté. Dans le sillage des NFT ou du métavers, l’expérience s’étend : la marque devient un terrain collectif, et chaque membre, un acteur à part entière du récit.

À ce rythme, la prochaine tendance ne viendra peut-être ni des marques ni des influenceurs, mais d’un coin inattendu du web, là où la créativité s’invente sans permission ni plan marketing préétabli.

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